France
Samedi, seules les manifestations syndicales seront autorisées
Une semaine après les violences du 17 octobre, le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé jeudi, à l'issue d'un conseil de sécurité, que seules les manifestations organisées à la demande des syndicats seraient autorisées samedi 24 octobre, nouvelle journée de mobilisation contre la vie chère. « Quand ce ne sont pas des organisations syndicales, partout où on le peut, on interdira », a-t-il déclaré. Il a reconnu « des défauts d'anticipation » le 17 octobre.
Dans les Bouches-du-Rhône, le préfet, Jacques Witkowski, va plus loin : il interdit « toutes les manifestations, déclarées ou non déclarées », et étend aux majeurs le couvre-feu du centre de Marseille. Dans le Rhône, la préfecture interdit aussi toute manifestation, selon Brut. À Paris, le cortège déclaré par la CGT entre Bastille et Nation pourra se tenir. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, annonce 80 000 policiers et gendarmes, 20 000 de plus que le 17 octobre.
La Ligue des droits de l'homme (LDH) juge « parfaitement illégal » de n'autoriser que les cortèges syndicaux et envisage des recours. Selon le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, les violences du 17 octobre ont conduit à 2 700 gardes à vue et 217 incarcérations.
Sources : les propos du président rapportés par Brut (nouvel onglet), la dépêche de 20 Minutes avec l'AFP, sur Yahoo Actualités (nouvel onglet), l'article de Made in Marseille sur l'arrêté des Bouches-du-Rhône (nouvel onglet), l'article d'Euronews sur le dispositif et le bilan judiciaire (nouvel onglet), la réaction de la LDH rapportée par franceinfo, sur Titres Presse (nouvel onglet).
Le lama remarque que, samedi, ce n'est plus ce qu'on vient dire qui compte, mais qui a signé la déclaration.
Zénitude : 



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À Matignon, les partis repartent sans terrain d'entente
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu (macroniste venu de la droite), a reçu jeudi les partis sur le maintien de l'ordre. Selon la porte-parole du gouvernement, l'ordre public est « la priorité », avant toute prise en compte des revendications sociales.
La gauche en est sortie déçue. Manuel Bompard (La France insoumise, gauche radicale) est parti avant la fin, estimant que la réunion lui avait « fait perdre » du temps. Marine Tondelier (Les Écologistes, gauche) dit sa « colère », Fabien Roussel (Parti communiste, gauche) se dit « extrêmement déçu », et Raphaël Glucksmann (Place publique, gauche) juge « inquiétant » de n'avoir eu aucune réponse sur le « fiasco sécuritaire » du 17 octobre. À droite, Bruno Retailleau (Les Républicains) est lui aussi parti en avance, regrettant le refus de l'état d'urgence. À l'extrême droite, Edwige Diaz (Rassemblement national) se dit rassurée sur la tenue du congrès de son parti à Orléans.
Sources : l'article de L'Express avec 6Médias, repris par Orange (nouvel onglet), la dépêche de l'AFP reprise par Boursorama (nouvel onglet).
Le lama dresse une oreille : chacun est reparti avec ses certitudes intactes, ce qui n'a jamais suffi à calmer une rue.
Zénitude : à suivre
Tempête Austen : 161 000 foyers privés d'électricité
La tempête Austen a frappé la Bretagne et la Normandie dans la nuit de jeudi à vendredi, avec une rafale à 161 km/h à la pointe du Raz, dans le Finistère. Vendredi à 7 h, 161 000 foyers étaient privés d'électricité selon Enedis, dont 128 000 en Bretagne, 19 000 dans les Pays de la Loire et 14 000 en Normandie.
Météo-France a placé 23 départements de l'Ouest et du Nord en vigilance orange pour vents violents, dont l'Île-de-France à partir de la mi-journée. Aucun train ne circule en Normandie, et le village de la Route du Rhum, à Saint-Malo, est fermé. Aucune victime n'était signalée vendredi en fin de matinée.
Sources : l'article d'Europe 1 (nouvel onglet), l'article de Tendance Ouest (nouvel onglet), l'article de Tameteo (nouvel onglet).
Zénitude : 



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Le gouvernement envisage d'avancer la hausse du Smic
Selon Les Échos, le gouvernement étudie une revalorisation anticipée du salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic), prévue d'ordinaire au 1er janvier. Le montant évoqué serait d'environ 15 euros net par mois, selon Economie Matin, qui reprend l'information. Rien n'est décidé.
Les syndicats demandent davantage : 100 euros net pour tous les salariés pour la CFDT, une hausse de 10 % du Smic pour la CGT. Le Medef, l'organisation patronale, met en garde contre le coût pour les entreprises.
Source : l'article d'Economie Matin, d'après Les Échos (nouvel onglet).
Le lama attend le décret : une hausse avancée de quelques semaines reste, pour l'instant, une hausse dans un journal.
Zénitude : à suivre