Après le 17 octobre : les syndicats parlent salaires, l'exécutif et LFI se renvoient les violences
Reçus ce mercredi matin à Matignon, les syndicats ont rappelé ce qui avait fait descendre la France dans la rue le 17 octobre : la vie chère. Force ouvrière réclame des hausses générales de salaires et le dégel du point d'indice des fonctionnaires ; la CFDT demande 100 euros de plus sur le salaire minimum (Smic) et une contribution des plus grandes fortunes au budget. Tous les grands syndicats sauf la CFE-CGC maintiennent leur appel à la grève du 5 novembre, selon l'Agence France-Presse (AFP).
À l'Assemblée nationale, mardi, le débat a surtout porté sur les responsabilités. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a dénoncé un « schéma insurrectionnel » planifié par des « groupuscules d'extrême gauche ». La France insoumise (LFI, gauche radicale) accuse le gouvernement de vouloir lui faire porter les violences, en s'appuyant sur des révélations de Mediapart que l'exécutif dément. Le président du Sénat, Gérard Larcher, et le candidat des Républicains à la présidentielle, Bruno Retailleau, tous deux de droite, jugent que la question d'une interdiction de LFI se pose ; Sébastien Lecornu a répondu qu'il voulait combattre ce parti « dans les urnes ».
Sources : la dépêche de l'AFP sur les syndicats, reprise par Orange (nouvel onglet), l'article de L'Express sur la séance à l'Assemblée, repris par Orange (nouvel onglet), l'article de BFMTV sur la réponse de Sébastien Lecornu, repris par Yahoo Actualités (nouvel onglet).
Le lama remarque qu'on se dispute beaucoup sur qui a mis le feu, et beaucoup moins sur ce qui l'a allumé : les fins de mois.
Zénitude : à suivre